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dimanche 17 juin 2007


Il me faut revenir

Dans tes gras caché au cœur de ta foi

Je saurai me retourner et réagir je saurai

Hérisser mes doigts contre les catastrophes

Les incompréhensions et fleurir dans la simplicité

Contre les épines de nos paroles et le ridicule

Que nous fourgonnons de journaux jaunis

Tu lis déjà ma transformation ton front

Est un foyer ton action est un tison qui

S’amplifie dans l’oubli comme tout ce qui fut cachetés

Nos secrets nos lèvres nos brèves réunions nos confiances

Se déplient comme le vieil origami

De mon cœur.

jeudi 26 avril 2007

Trahison

Ennui tu me tiens si bien que je pourrais
Vivre ma vie dans ta chaleur un verre de martini
À la main une neige à la fenêtre une femme sur les genoux
Comme dans le bon vieux temps ce temps ou tout le temps les gens
Se regardaient vieillir et où le paysage encore divertissait plus
Que la parole plus que le poème

Mais irrémédiablement l’esprit s’envole et retombe
S’envole et se réconforte dans l’idée d’une femme l’autre
L’antique amazone celle qui n’est pas là et nous fait nous
Délecter secrètement drapé sous le couvert imperturbable

De nos profondes pensées.

vendredi 13 avril 2007


Va-t’en belle étoile
Ne reviens plus mon bonheur
Est le passager de ta présence
Va-t’en bel émail
Tes dents sont les roseaux de ta parole
Ne retrousse plus tes cils en guise d’indécence
Tu as toutes les raisons de convaincre
Tes dents sont les roseaux de ton haleine

Ta langue est le berceau de ma langue
Le baldaquin bleu de tes yeux résiste
À ma tempête

J'ai compris et je contredis par pure insolence
J’ai compris malgré le mal
J’ai compris l’éventail de ton évidence
Ne te déploie plus parmi moi

Tu as toutes les raisons de vaincre
Cette insistance du charnier cette consistance
Du cimetière de mes mains du roseau de mes rides

Chacun
De
Mes
Doigts
Est une tombe

Où tu ressuscites.

Les saluts

Agir; subir? Telle est l’autre question,
Car l’éclat ment, songes dans son éclatement
D’azulejos, azur accolé rouvrant,
Blocs minimes d’émaillures et de visions,


En ces parois, la duplicité des âges;
Vis-tu donc leurs catatoniques visages?
Éployés vers les grèves carentielles qui grèsent
Cet atone attendu de leur siège;


Un boa puissant de mystère, lumière
Approchée, tentacule rayonnante du disque
Lunaire, luminaire salé relevant l’air
Et la mer, pare nos coups lancés aux mains, risques


Faux, grappins anciens d’une saulée : tout s’absorbe
Et plonge en un récit l’écume de nos âmes.
L’Être! j’y eus droit, avant, mais tout se résorbe;
L’Épigraphe enfui des arènes que nous mariâmes.

vendredi 6 avril 2007

Ripplemarks

Je ne savais pas que tu pouvais désespérer

Écrire toi aussi de belles choses et peser les mots

Pour peut-être en apprécier la lourdeur


Et tes larmes étaient lointaines des mirages des images

Effacées des chimères fugaces dont mes yeux chassaient

La présence


Mais je t’ai vu souffrir comment est-ce possible

Et hurler d’abandon mais toujours


Tu restais debout

Dans l’effondrement tu te relevais et la pluie devenait la pierre.